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Comment s’organisaient les teufs dans les années 90’s?

Comment s’organisaient les teufs dans les années 90’s? Posted on 23 décembre 20216 Comments

Article publié sur Electro News.

S’il est aujourd’hui aisé de se rendre en teuf via les réseaux sociaux, il en était autrement il y a 30 ans, sans internet. Retour sur les stratégies d’organisation des premiers collectifs anglais et français, et la contribution des disquaires au mouvement dans les années 90.

Des clubs aux raves informelles en Angleterre

Les soundsystems techno sont arrivés à la fin des années 80s, inspirés du mouvement punk qui les précèdent. Ils sont le résultat d’un contexte socio-politique particulier durant lequel se rencontrent les marginaux faisant face à la crise, les travellers en quête d’un nouveau mode de vie, et les clubbers frustrés des conditions strictes du monde de la nuit. A cette période en effet, l’acid house est en plein essor, mais se limite à certaines boites de nuit dont les entrées et horaires sont jugées trop contraignantes.

C’est ainsi que des raves s’organisent de manière plutôt informelles, dans les squatts, les warehouses, et lieux abandonnés. La plupart s’organisent à Londres, le samedi, et se prolongent jusqu’à la fin du week-end. Payantes, elles font néanmoins souvent les frais des gangsters, qui réglementent alors le monde de la nuit. C’est le cas du collectif Desert Storm Sound System (DS), né en 1991 à Glasgow. 

On s’inspirait des hippies des festivals du Pays de Galles, en demandant des donations. Mais on s’est déjà fait voler la cagnotte par des gangsters à l’entrée” se souvient Damian Henderson, alias D-Omen, l’un des membres DS.

Keef du collectif Desert Sound Storm, mixant pendant une rave illégale à Manchester, début 90’s.

De nature plutôt intimistes, ces raves se restreignent à l’entourage, les amis et amis d’amis, qui à leur tour devienne acteurs de la fête. La communication se fait de bouche à oreille

“On jouait aussi parfois dans les clubs pour ramener du monde à nos frees après’” rajoute son acolyte Andrew Barton, plus connu sous le nom de B-Storm.

Dès 1989, le gouvernement Tatcher s’alerte de ces longues soirées aux décibels très élevés, et pendant lesquelles les participants écoutent une musique répétitive en consommant de l’ectasy. Alors qu’aucune loi n’est encore établie, la police réprime et confisque déjà le matériel des collectifs. Ces derniers doivent alors redoubler d’ingéniosité pour poursuivre leurs activités festives.

Le jeu du chat et la souris

Pour communiquer leurs évènements, et populariser le mouvement, des petits collectifs impriment des flyers dans les imprimeries publiques, collent des affichent dans les clubs gais, principaux diffuseurs de musiques électroniques, mais aussi dans certains bars et disquaires, comme Funky MonkeyO my Gosh Records ou Selectadisc.

Les informations divulgées sur les flyers sont conçises, s’apparentant à une énigme dont les fétards doivent trouver la clé pour trouver le lieu de la soirée. Y figurent un point de rendez-vous, ou un numéro à taper sur une messagerie vocale partagée. Mais malgré ces précautions, les risques sont toujours là, forçant les collectifs à devenir solidaires et trouver de nouvelles astuces:

On était sept au début en Ecosse. On vivait dans la même maison à Nottingdam, au milieu des années 90’s, avec d’autres collectifs comme DIY. Ensemble, on achetait des enceintes kamikazes faites à l’arrache, comme ça si les flics débarquaient on s’en foutait, et on en faisait d’autres. On a perdu pas mal de soundsystems. ” admet fièrement Andrew.

Flyer pour une free à Rome, Italie, fin 90’s.

A cause de la représsion, et pour s’éloigner de toute logique de consommation, il n’est pas rare que les organisateurs perdent de l’argent dans leurs soirées, et ce malgré les donations. Pour financer le matériel, mais aussi l’essence et la location des groupes électrogènes, certains acceptent des petits boulots, vendent des t.shirts, ou même des enregistrements chez les disquaires.

En 1994la Criminal Justice and Order Act est adoptée à l’initiative de Margaret Tatcher. Cette loi interdit les rassemblements de plus de 20 personnes écoutant de la musique «incluant des sons entièrement ou en partie caractérisés par l’émission d’une succession de battements répétitifs».

Depuis trois ans déjà, une partie du très célèbre collectif Spiral Tribe a quitté le pays pour convertir l’Europe au mouvement free. Les Desert Storm Sound System décident quant à eux de rester un temps, pour manifester dans les rues:

Je me souvients d’une manifestation à Burningham en 1997 pendant laquelle on était encerclé de flics. Du coup, pour ramener les enceintes sans se faire choper, on les a mis dans des poussettes pour bébésEt arrivés au milieu de la place: boum boum boum!”

Keef and Sheona in the Dstorm Van pendant la manifestation contre la Criminal Justice de 1994, crédit: Matthew Smith.

Mais face à la répression de plus en plus sévère, eux aussi décident de prendre la route, au volant de leurs camions et poids lourds:

La police nous espionnait, même au téléphone. Des hélicopteres surveillaient qu’on n’organisait pas de fête. A force de se faire prendre le matériel, on a décidé de partir. On a acheté un camion avec des amis: une moitié était pour dormir, et une autre pour notre matos.

Keith à la manifestation de Nottingham, 1994.

Desert Storm Sound Soundsystem avec les collectifs Lego, Subsound et Teknocrats en roadtrip en Europe.

En arrivant en France, les Spiral Tribe découvrent un public parisien réceptif, malgré la barrière du langage. 

A leur première teuf, ils avaient pressé leurs vinyls en Autriche. C’était des galettes énormes, donc le son était super dégueu” se souvient Anne, qui tiendra quelques années plus tard le mythique magasin de disques KGB, aux puces de Clignancourt.

Les membres du collectif collaborent ainsi progressivement avec d’autres collectifs français comme les Nomads ou les Psy4trik. En 1993, ils décident de s’unir sous l’acronyme d’UFOT (United Force Of Tekno):

“Il n’y avait pas assez de DJs pour 48 heures de fête en France alors parfois on mixait pour eux. On avait aussi pas mal de contact, des menuisiers, techniciens etc.. ils nous expliquaient comment construire les soundsystems. Avec le bois acheté, on en fabriquait ensuite pour les nouveaux crew français qu’on rencontrait.” explique Allan, l’un des fondateur (anglais) du groupe.

C’est donc dans une “organisation désorganisée”, comme aime à l’appeler le teufeur, que le mouvement s’inscrit progressivement dans l’héxagone. 

“Il y avait deux personnes qui étaient chargé de trouver le lieu des free. Ils ne devaient rien dire aux autres, jusqu’au jour de l’évènement. On choisissait souvent des endroits avec au moins une entrée et une sortie pour déjouer la police mais aussi pour des questions de sécurité” poursuit Allan.

En 1993, les membres d’UFOT se réunissent autour d’une table pour lancer un nouveau concept d’évènement: une fusion entre freeparty et festival. Trois semaines plus tard, le 23 juillet, est organisé le premier teknival à Beauvais. Allan se souvient:

On avait fait circuler des flyers avec une info line dans le métro, dans la rue, dans les clubs. On parlait pas français alors on discutait avec les mains. Il y avait un groupe sur Paris qui s’occupait de la com’, et un autre (les anglais) qui faisait le tour de France en quête de nouveaux acteurs de la fête comme des clowns, cracheurs de feu…”.

Patchwork de plusieurs flyers de teknivals.

La première édition réunit déjà plusieurs centaines de participants, mais les organisateurs ne rencontrent pas de problèmes avec les forces de l’ordre. A cette période en effet, le phénomène n’inquiète pas encore le gouvernement, et la gendarmerie est relativement tolérante. Face à cette réussite, le crew décide de répéter l’évènement qui passe alors de 3000 teufeurs en 94 dans la ville de Troyes à 10 000 en 95, à Fontainebleau. La communication devient de mieux en mieux organisée:

On disait aux gens de photocopier les flyers qu’on leur filait, et de les donner à leurs potes. On avait un ami militaire aussi qui imprimait nos flyers à l’imprimerie nationale. Il nous en faisait des milliers et des milliers… il a eu des ennuis après ça!” explique Allan, dont la participation aux teknivals s’achève en 1995.

Cette même année, un circulaire ministériel intitulé “Les soirées raves: des situation à hauts risques” est distribué aux préfets, policiers et gendarmes afin de leurs donner les moyens de stopper l’organisation des free-parties

“A partir de 1996, le problème c’était les bars et les donations. A partir du moment où on faisait du fric, ça déplaisait à l’Etat. Il n’y avait pas de loi pour nous prendre notre matériel, (ou l’abimer) mais ils le faisaient bien sûr.” affirme Allan, qui continuait d’élaborer des teufs en France malgré les risques.

Sons groupés avec les Kamikazes au Teknival de Milan, 1998.

IXY mixant au Teknival de Milan, 1998.

“Parfois on donnait une fausse information à quelqu’un qui parlait beaucoup. Sinon on laissait tomber des faux flyers près des commissariats !”

Même les raves (légales) sont touchées par la répression: “A partir de 1997, il était devenu quasi impossible de louer une salle pour organiser des raves. C’est comme s’ils avaient encouragé le mouvement free-partie. ” relève quant à lui Antoine Calvino, journaliste chez Trax Mag.

La deuxième vague de collectifs en France après 95

C’est ainsi que de nouveaux collectifs voient le jour, s’inspirant des anciens pour monter de nouvelles stratégies. Parmi eux, les HeretikCorrosiveDklé, ou encore TNT en 1995, qui dispose d’une team basée en région parisienne et une autre dans le sud. Ces derniers vivent alors dans en entrepôt loué, construisent leurs propres enceintes, et emploient plus ou moins les mêmes techniques que leur prédécésseurs.

Première soirée en représailles d’un Festival Boréalis payant, sons multiples Cornus, 1998.

Pour ce qui est du lieu, la campagne et les lieux excentrés sont privilégiés pour éviter d’alerter le voisinage. Des petites équipes partent en repérage:

On se baladait dans la campagne, on pratiquait l’urbex, ou on regardait sur les cartes si il n’y avait pas d’agglomérations autour. L’équipe de Paris se posait souvent en bordure de lignes SNCF ou dans les entrepôts au sud de la capitale. Une fois, on s’est posé sans le savoir dans un centre d’entraînement du GIGN, et des mecs sont arrivés cagoulés”. 

Première soirée en représailles d’un Festival Boréalis payant, sons multiples Cornus, 1998.

Les collectifs confectionnent également des flyers qui sont distribués pendant les frees afin d’échanger avec les autres collectifs et éviter d’organiser deux teufs le même soir

“C’était des potes qui dessinaient les flyers à l’ordinateur. On en imprimaient 2000 chez les copy centers qu’on coupait après au cuter. La police nous a déjà fait chier car il n’y avait pas de référence associative sur le flyer, ou parce que c’était imprimé sur papier blanc et pas coloré.” se souvient Momo, du collectif TNT (sud).

Boucle étrange, Gruissant 1997.

Dessus, est noté le point de rendez-vous ou tout simplement un numéro. En tapant “3672*”, l’organisateur peut en effet réserver une boite et lui attribuer un numéro que le participant lui-même devra appeler pour recevoir des informations sur le lieu (infoline). 

C’était souvent les numéros 101101 ou 101102… Parfois, le lendemain on écoutait des messages que les participants avaient laissé genre “on trouve pas, c’est où? On est à la troisième ligne électrique là…! Il y avait des gens aussi qui revenaient alors qu’il y avait plus de fête parce qu’on avait oublié de supprimer l’info line. Les flics nous ont demandé de la supprimer pour stopper les rassemblements” rigole Momo.

Généralement, l’info-line donne un point de rendez-vous à partir duquel les participants doivent encore faire du chemin pour arriver à la teuf. 

“On a déjà carrément bloqué la route en faisant plusieurs tours de ronds points” 

Pour guider au mieux les participants tout en restant discrets, les collectifs placent alors des fléchages sur la route, ou dessinent des cartes très rudimentaires semblables à des jeux de piste. “Une autre technique toute simpe, c’était d’ouvrirles portières de la voiture et de se guider via le son”.

Fête de la musique, Blois, 1998.

Face à une gendarmerie de plus en plus aux aguets, le point de rendez-vous est parfois corrigé dans la nuit. Mais malgré toutes ces précautions, il n’est pas rare qu’une intervention ait lieu, comme en témoigne Xavier (prénom modifié), alors jeune gradé de la gendarmerie en Bretagne:

On les trouvait par hasard, en entendant la musique ou en voyant un rassemblement. On tombait parfois sur des flyers, des info lines… On avait nos oreilles qui trainaient.”

Rack d’ampli pour une teuf d’anniversaire, 1999.

Les principaux chefs d’accusation sont alors l’occupation illicite d’un terrain privé, la dégradation des biens d’autrui, la nuisance sonore, la consommation de stupéfiants, ou encore la vente illégale de boisson alcoolisée. Selon Xavier, le nombre croissant d’interventions entre le début et la fin des années 90 s’explique par un public changeant:

Au début c’était un public de passionnés, et on négociait avec le collectif de l’heure où l’on couperait court à la fête. Puis ça s’est démocratisé à la fin des années 90. Il y avait de plus en plus de monde aux soirées, et l’arsenal juridique s’est renforcé”.  

La police et la gendarmerie ont beau interférer, les free-parties mobilisent de plus en plus de participants et deviennent parfois difficiles à gérer. Au cours du teknival de Caen en 1999, Antoine Calvino se souvient notamment de situations à hauts risques: “il y avait des puits d’extraction de minerais, et des mecs prenaient de la kétamine en haut des tours. C’était ultra dangereux”. 

Teknival de Caen, 1999.

Les acteurs silencieux de la teuf

Des initiatives pour répondre à ces problématiques de stupéfiants sont pourtant engagées dès le milieu des années 90. A commencer par l’association T.I.P.I dont la première intervention remonte au teknival de Millaud de 1995. Elle sera suivie quelques mois plus tard par l’association Techno+, formée par Thierry Charlois.

Quand j’allais en teuf, je prenais pas mal d’ecsta. Je n’allais pas bien et j’ai fini par voir un médecin qui m’a expliqué les risques de la drogue. Personne n’en parlait. Surtout qu’il y avait de plus en plus de jeunes non initiés qui faisaient des bad trip au LSD, vu que c’était moins cher que l’ectsasy (50F contre 100F pour l’ectsa). Ca mettait le mouvement en danger” raconte le fondateur. 

Au début réticents à l’idée d’installer des stands de prévention (par crainte qu’ils ne jouent en leur défaveur en cas d’intervention policière), les collectifs finissent par laisser Thierry et son équipe s’installer. Ces derniers ne proposent alors que de simples dépliants dont les informations sont récoltées auprès de l’ONG Médecins du Monde, des  services hospitaliers ou d’associations comme ASUD (Auto-Support des Usagers de Drogues).

On se posait dans les rave trance plus ou moins formelles, avec des capotes, des fraises tagadas et des dépliants qui expliquaient les risques de l’ectasy et du LSD” ajoute aujourd’hui le chef de projet de la Nuit à Paris.

Stand de prévention Techno+
Stand de prévention Techno+

L’association n’a alors pas trop de soucis avec la police qui tolère sa présence aux évènements. En 1997, le ministère de la santé lui apporte même un soutien financier, ce qui lui permet d’investir dans un camion, du matériel et un espace chill outdédié aux teufeurs souhaitant se reposer. A l’époque, il est également possible de faire tester ses pilules d’ectasy, bien que la technologie soit encore peu évoluée.

Un autre acteur non-négligeable de la teuf dont il est rare d’entendre parler est la radio. L’utilisation détournée des ondes permet en effet l’élaboration en 1994 de l’Eko Mobile: une free-party via la radio Eko des Guarrigues pendant laquelle les voitures se réunissent avec leur propre matériel de musique pour faire la teuf sans craindre la police. 

Eko Mobile, 1994, crédit: Öko System.

Mais les radios ne sont pas les seules a encourager le mouvement free pendant les années 90. Véritables lieux d’échanges entre passionnés de musique électronique, les records shop jouent également un rôle non-négligeable.

Teknival, Nimes, 1998.

“Tout ceux qui galèraient à trouver les teufs se réunissaient chez les disquaires le samedi soir pour choper les flyers. Les trois principaux sur Paris c’était Toolbox, Okus Pokus, et le KGB. Mais y’en avait pleins aussi en province, qui soutenait la scène locale” confie Mö, qui distribue alors les productions des collectifs français à Londres (au Praxis Records shop) et ramène des vinyles anglais sur la capitale. 

Dans le 18e, aux puces de Clignancourt, c’est Anne qui anime la fameuse boutique KGB. Grâce à ses installations sonores et visuelles (platines, fumigènes…), le lieu devient rapidement le QG des amateurs de musique électronique:

Le dimanche il y avait after obligatoire. On était pas très nombreux, mais on se connaissait tous. Les Nomads (Kaos, Nerate, Willyman); Psy4trik, CRS; Furious; les Teknocrates; LSDF; Hakate; Total Resitance; OQP (Marseille); Ubik; Metek (Marseille); Foxtanz (toulousain); TNT;  Voxpopili; Korosiv, Heretik… Ils sont tous passés au magasin !” se rappelle la disquaire, également à l’origine du label “KGB” et “Just Listen”.

Anne mixant au KGB records, 1997.

Si Anne en profite pour vendre ses vinyls en teuf, sa principale activité est au magasin et… à l’étranger:

Je travaillais du samedi au lundi. Et le mardi je partais en Allemagne, Belgique, Angleterre chez les distributeurs pour choper des disques et les ramener au magasinJ’allais généralement chez les mecs de Newton, à Franckfort. Grâce à  une soirée j’ai réussi à décrocher le label des PCP, LA référence pour les hardcoreux”.

Il arrive également que des artistes et collectifs fassent appel aux labels de la disquaire pour se produire. 

Première sortie du label Just Listen Records (Anne KGB): Sam Noisebuilder de chez Heretik.

A l’époque, l’informatique ne permet pas de répertorier l’ensemble des créations électroniques qui arrivent sur le marché. Les DJs sont alors souvent produits de manière informelle.

On achetait les morceaux à l’artiste, on enregistrait, puis on gravait. Une fois qu’on avait le mastering, on faisait presser un vinyle. Je l’échangeais contre un autre chez mes distributeurs, et ça me revenait moins cher. Toutes ces productions échappaient complètement au contrôle de l’Etat.”

Malgré une police relativement absente, Mö, ancien membre du collectif Bordelik Armada (Saint-Nazaire), confie avoir déjà eu des soucis en vendant des cassettes. Pour Christophe Brunel, du magasin Tool Box situé dans le 11e arrondissement de Paris, le flicage s’est intensifié avec les années:

Plus le temps a passé, plus il a fallu cacher les flyers, car la police devenait de plus en plus organisée. »

Flyer pour un DJ set chez KGB, 1997.

EC.

6 comments

  1. Merci,
    Certain posent leurs lives, moi ce fut ma Vie et je suis heureux de la place faite à ma Titanne du Cagibi car pour elle aussi ce fut et c’est encore Sa vie…
    Mille mercis de permettre aux nouvelles générations de comprendre nos fondations
    Et oui nous descendons du Cosmosore universel intersidéral et ne recevons pas d’ordres de Toi 😉

  2. Merci pour cet article vous me replongez dans les plus belles années de ma vie c’est une passion la tekno on ne fait oas que l’écouter on la vie

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