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J3 – La Banane, ou le fruit qui compte pour des prunes!

J3 – La Banane, ou le fruit qui compte pour des prunes! Posted on 19 mars 20202 Comments

  Deuxième fruit le plus consommé en France, il serait outrage de ne pas rendre hommage à notre chère et tendre banane, cet aliment essentiel à la préparation des gâteaux maisons des nouvelles enseignes bobos, aux régimes excentriques du 21e siècle, et encore aujourd’hui aux courses Mario Kart sur nintendo… Ô Banane ! Combien de fois as-tu apaisé mon estomac tandis qu’il était au zénith suprême de sa faim ?
  Il est temps de conter ton histoire, à commencer par cette fameuse année 1922, date à laquelle tu as donné pour la première fois ton nom à un titre de musique j’ai nommé Yes ! We Have No Bananas, véritable tube, repris par la suite aux États-Unis et dans le monde, notamment par des artistes aussi importants que Louis Armstrong, Benny Goodman ou encore Charlots en France…

    L’histoire officielle raconte en effet que deux compositeurs, Frank Silver et Irving Cohn, en chemin dans les rues des New York afin de gagner leur lieu de travail, se seraient arrêtés pour acheter des bananes chez un épicier. D’origine grecque, ce dernier les aurait informé dans un anglais approximatif : «Yes ! We have no bananas today» (“Oui ! Nous n’avons pas de bananes aujourd’hui”). Amusé de cette réponse, les deux hommes décident alors  d’en faire leur prochain titre de chanson.

 
Les plus altruistes d’entre vous se demanderont sûrement, au delà de cette charmante anecdote, la raison de l’absence de bananes chez ce primeur. D’aucuns prétendent qu’elle serait liée à la maladie de Panama, une souche de champignons dénommé “Tropical Race 4” affectant gravement les bananiers, mais celle-ci concernait principalement la variété de bananes “Gros Michel” dans les années 60. Pour autant, après quelques recherches sur ce génocide nébuleux, laissez moi vous partager ma profonde indignation: aucun témoignage à ce jour n’a été réalisé à ce sujet. À croire que cette épidémie s’est déroulée dans l’indifférence la plus totale de l’ensemble de l’humanité.
L’envie de crier au karma est grande, mais nous avons aujourd’hui fait le choix réfléchi de rendre la parole à ce fruit, qui, depuis des siècles et des siècles, nous partage ses calories et nous donne la banane! Merci banane.

Et pour terminer sur une douce note, voici un petit milkshake sonore à la banane… bonne découverte!

1- Louis Prima – Yes We Have No Bananas

2 – Jack Johnson – Banana pancakes

3 – Lio – Le Banana Split

4 – The Cure – Bananafishbones

5 – Bleu Toucan – Banane

6 – Bananarama – Vénus

7 – Henri Salvador – Juanita Banana

8 – Alpha Blondy – Banana

9 – Jessica Lange American Horror Story Asylum – Lana Banana

10 – Gaëtan – Chope la banane

Et pour ceux qui veulent aller plus loin, voici une recette de beignets à la banane, publié sur un site extraordinaire exclusivement dédié à la banane : http://extraordinairebanane.fr/2018/10/24/faites-vous-plaisir-avec-les-beignets-aux-bananes/

2 comments

  1. J’avais déjà eu vent de cette mystérieuse souche Tropical Race 4. Je me rappelle à l’époque vouloir acheter pour la réalisation d’une piña colada l’ananas le plus pulpeux du marché situé entre 2 ruelles sombres sur lequel je me trouvais au beau milieu de l’été, accablé par une canicule assomante et cherchant désespérément à m’hydrater avec allure mais sans pour autant racoler. Je ne rentrerai pas dans les détails du comment mais du pourquoi pourquoi pas une autre fois, mais je rappelle qu’alors que mes yeux s’étaient jetés sur LE fruit destiné à être ratatiné en purée de coco. Son possesseur m’avait alors averti des dangers peu connus d’un champignon pouvant s’agripper comme un chewing-gum à la chair de certains fruits. Je le remerciai courtoisement en lui expliquant que je n’avais en aucun cas l’intention de mixer ni champignon ni chewing-gum pour la réalisation de mon breuvage mais l’individu, le visage à moitié ombré par un galurin trop large et une barbe mal taillée, insista et me partagea son angoisse. Car elle était bien réelle. Et nous ne savions pas à l’époque quel fruit en était la cible… L’ananas que j’avais palpé ? Les raisins que j’avais chatouillé ? L’abricot caressé ou bien les melons titillés ? La réponse était sous mes yeux, et grâce à votre formidable travail d’investigation, elle est aujourd’hui révélée publiquement. LA BANANA, non pas unico el fruto del amor, mais tambien elle fruto de la MORT.

    1. Merci Charles Henry pour cette merveilleuse histoire. Je ne peux qu’imaginer ton soulagement à la lecture de cet article! Nous croisons les doigts pour qu’il parvienne à l’homme à la barbe hirsute, sans quoi il est fortement probable que ses angoisses fruitées persistent.
      Bien à toi,
      10 Sonances.

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